L'Encyclopédie Rustique
Australienne

Bigarade Australienne

(Citrus aurantium 'Australian' (hybride Taiwanica x pamplemousse x mandarine))

Documenté par Le jardinier — culture en pleine terre, zone USDA 8

La Bigarade Australienne (Citrus aurantium 'Australian') est un hybride complexe combinant le bigaradier classique avec des parents Citrus taiwanica, pamplemousse et mandarine, sélectionné pour cumuler la rusticité du bigaradier et la richesse aromatique des agrumes orientaux. Sa rusticité atteint -12°C sur l'arbre, le rendant cultivable en pleine terre en zone USDA 8a française. L'arbre vigoureux atteint 3 à 4 mètres avec un port arrondi épineux, feuillage persistant aromatique et floraison blanche très parfumée au printemps. Ses fruits orange amer, calibre moyen, à peau épaisse et rugueuse, mûrissent en hiver et concentrent une amertume franche tempérée par des notes florales complexes. Excellents en marmelade, confiture, écorces confites et liqueur (type Curaçao, Grand Marnier). Greffer sur Poncirus trifoliata pour la rusticité, planter contre un mur exposé sud, sol drainé. Récolter en janvier-mars.

bigarade-australienne
Image illustrative de l'espece — le cultivar precis peut differer.
Photo : Citrus aurantium.jpg par A. Barra, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Rusticité -12 °C

Identité

OrigineAustralie (selection de l'espece introduite)
Origine génétiqueHybride complexe Citrus taiwanica x pamplemousse x mandarine
Zone USDA
Rusticité-12 °C
Rusticité Fruit-5 °C
CroissanceVigoureuse
Hauteur3 m
Récolte,
PépinsBeaucoup
SaveursAcide, Tres parfume

Histoire & Description

Origine

La Bigarade Australienne est un hybride complexe d'origine australienne, resultat d'une selection naturelle entre le Citrus taiwanica (bigaradier taiwanais tres rustique), un pamplemousse et un mandarinier. Cette lignee genetique unique combine la rusticite extraordinaire du Taiwanica (l'un des agrumes les plus tolerants au froid parmi les bigaradiers) avec le volume fructifier du pamplemousse et la finesse aromatique du mandarinier. Introduite en Europe par les pepinieres specialisees australiennes au XXe siecle, elle reste une variete confidentielle dans les catalogues francais, diffusee par Quissac et quelques collectionneurs. Elle constitue un pont fascinant entre la tradition bigaradiere mediterraneenne et les selections australiennes adaptees aux climats contrastes du bush.

Description de l'arbre

L'arbre est tres vigoureux et tres fructifier, atteignant 3 metres de haut avec un port semi-dresse elegant. Le feuillage persistant est dense, vert fonce, avec des feuilles plus grandes que les bigaradiers classiques. La floraison printaniere est tres parfumee, portant des fleurs blanches a boutons roses remarquables qui annoncent une fructification abondante. La croissance est rapide, permettant une mise a fruit relativement precoce des la troisieme ou quatrieme annee.

Qualite du fruit : Les fruits sont remarquablement gros, oscillant entre 300 grammes et 1 kilogramme a maturite complete, avec une peau orange epaisse tres parfumee. La chair est tres juteuse, aux aromes acidulees complexes qui produisent un excellent jus rappelant celui du citron en richesse aromatique. Le fruit contient de nombreux pepins, caracteristique des bigaradiers, mais la peau et le jus sont les parties les plus valorisables. Les fruits peuvent rester tres longtemps sur l'arbre, un caractere particulierement ornemental.

Interet gustatif et ornemental : La Bigarade Australienne est remarquable en cuisine : son jus acidule parfume sert a preparer marmelades exceptionnelles, sirops aromatiques et confitures d'hiver. Sa peau concentre les aromes les plus precieux pour parfumer patisseries, liqueurs et marinades. En cuisine salee, elle s'utilise avantageusement en remplacement du citron dans les vinaigrettes et les plats asiatisants. Ornementalement, son port vigoureux et sa fructification tres chargee en hiver en font un arbre specta­culaire en jardin mediterraneen. Sa rusticite a -12 C ouvre sa culture aux jardins de la zone 8a francaise.
Retour à la collection

Mise à jour :

"Cultiver des agrumes rares, c'est accepter que la nature aie le dernier mot, tout en lui murmurant à l'oreille comment survivre à l'hiver."

Retour en haut